L’Iran se prépare pour une reprise de l’activité malgré la crise sanitaire (président Rohani)

Une iranienne portant un masque de protection contre le nouveau coronavirus, à Téhéran, le 13 avril 2020 - AFP

 

L’Iran se prépare pour une reprise de l’activité dans différents secteurs pour soutenir l’économie, a déclaré mercredi le président Hassan Rohani, appelant toutefois à suivre les consignes médicales face à la pandémie de Covid-19 qui a encore fait 80 morts supplémentaires dans le pays.

« En raison de l’incertitude concernant la fin de ce virus, nous nous préparons pour le travail, l’activité et la science », a indiqué le président iranien.

« Nous devons suivre toutes les consignes médicales, mais le travail et la production sont aussi essentiels que ces précautions », a-t-il ajouté lors d’un Conseil des ministres télévisé, sans donner plus de précisions sur la date et les modalités de la reprise.

L’Etat a autorisé une réouverture progressive des commerces depuis le 11 avril et a levé les restrictions sur les déplacements à l’intérieur du pays qui avaient été mises en place pour lutter contre la propagation du virus.

Ecoles, universités, mosquées, sanctuaires chiites, cinémas, stades et autres lieux de regroupement sont restés néanmoins fermés dans tout le pays, qui vit depuis samedi au rythme du ramadan.

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi 80 nouveaux décès dus au Covid-19, portant à 5.957 le bilan des … Read More

Haftar s’autoproclame détenteur du pouvoir, Tripoli dénonce un énième « coup d’État »

Capture d’écran d’une vidéo de la cellule de communication de Khalifa Haftar, dans laquelle le maréchal déclare bénéficier d’un mandat populaire pour diriger le pays, le 28 avril 2020. 
  PHOTO / LNA War Information Division / AFP

 

Le Gouvernement d’union nationale (GNA) basé à Tripoli a dénoncé un énième « coup d’État » du maréchal Khalifa Haftar, au lendemain de la proclamation par l’homme fort de l’Est qu’il disposait d’un « mandat du peuple » pour gouverner seul ce pays en proie au chaos. Accusé par ses détracteurs de vouloir instaurer une nouvelle dictature militaire en Libye, près d’une décennie après la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le maréchal Haftar, qui contrôle l’est mais aussi une partie du sud du pays, a annoncé lundi soir le transfert du pouvoir à son autoproclamée armée, affirmant « accepter la volonté du peuple et son mandat ». M. Haftar, qui tient sa légitimité d’un Parlement élu basé aussi dans l’Est, n’a pas précisé auprès de quelle institution il avait reçu « mandat ». Il n’a pas non plus expliqué les implications politiques de son annonce : le Parlement et le gouvernement parallèle dont il est issu vont-ils être dissous ? Selon une source proche du dirigeant libyen, il s’apprête, pour le moins, à annoncer un nouveau gouvernement. Moscou a pris ses distances hier avec la démarche du maréchal : « Nous n’approuvons pas la déclaration du maréchal Haftar … Read More

Coronavirus. En Turquie, Erdogan impose la solidarité… obligatoire

Quand les jours mauvais seront passés, il nous restera l’image de notre fraternité et de notre solidarité , a lancé le président Recep Tayyip Erdogan, fin mars, pour lancer sa campagne nationale de dons.

L’objectif ? Venir en aide aux familles fragilisées par la crise économique, aggravée par l’irruption du coronavirus. Le Président en personne a versé sept mois de son salaire. Mais ce geste n’a pas apaisé les critiques de l’opposition. Elle s’indigne que le gouvernement fasse appel à la charité publique pour remplir une mission qu’il devrait assumer.

Retenue sur salaire

Surtout, le mode de prélèvement de ces « dons » crée la polémique. Dans la fonction publique comme dans certaines entreprises d’État, à l’image de la société d’hydrocarbure Botas, les employés sont informés par SMS d’une retenue sur leur salaire. Ceux qui souhaitent verser moins sont invités à prendre contact avec la direction

Dans certaines écoles, des directeurs zélés ont demandé aux professeurs d’envoyer de l’argent et de leur transmettre une preuve du versement. Nous sommes intervenus pour y mettre fin », raconte Mesut Yilmaz, un syndicaliste enseignant.

La somme récoltée en six jours [200 millions d’euros] n’est pas très importante, souligne l’économiste Mustafa Sönmez.

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Coronavirus: en Syrie, les zones kurdes seules face au danger d’une épidémie

Frappées par des pénuries de médicaments et privées d’aides cruciales, les régions sous contrôle kurde dans le nord-est de la Syrie en guerre risquent d’être particulièrement vulnérables et sous-équipées face au nouveau coronavirus, avertissent responsables locaux et ONG.

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Si dans une Syrie morcelée, le régime a officiellement recensé un cas de la maladie Covid-19 dans les territoires gouvernementaux, aucun patient atteint du virus n’a été enregistré dans le nord-est du pays.

Mais les autorités locales kurdes s’inquiètent, d’autant que leurs régions accueillent plusieurs camps de déplacés où s’entassent au total près de 100.000 personnes, dont des familles du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

« Même avant l’apparition du nouveau coronavirus, nos besoins étaient énormes », plaide Jawan Moustafa, en charge de la santé publique au sein de l’administration semi-autonome kurde. « Avec l’épidémie, il nous faudra un soutien encore plus important ».

La situation est d’autant plus précaire que les régions kurdes ne peuvent plus bénéficier des aides transfrontalières de l’ONU, contrairement au nord-ouest par exemple, où l’ultime grand bastion jihadiste et rebelle d’Idleb peut compter sur ces aides acheminées via la Turquie.

Pour les régions kurdes, ce dispositif a été stoppé, après le vote en janvier d’une résolution de … Read More

Pression migratoire à la frontière gréco-turque: Erdogan maître chanteur

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, fait actuellement pression sur l’Europe en brandissant la menace migratoire aux portes de la Grèce. Une manière pour lui de chercher un soutien en Syrie sur le front d’Idlib.

Depuis le 1er mars, Erdogan tente de forcer la frontière greco-turque par le biais de clandestins acheminés par bus.Quelle mouche le pique donc, plus de quatre ans après l’accord conclu avec l’Union européenne l’obligeant à garder ces exilés chez lui grâce à une contrepartie financière conséquente ? Il faut pour comprendre se tourner vers la Syrie, dont il violait les frontières bien avant les nôtres.

Erdogan obsédé par la question kurde et l’immigration

La Syrie est en guerre depuis neuf ans. Le président Bachar al-Assad et ses alliés – essentiellement la Russie et l’Iran – ont désormais récupéré la majeure partie du territoire au gré des offensives menées à travers le pays. Pendant toutes ces années, une province du nord-est du pays, Idlib, est devenue le réceptacle de tous les groupes d’opposition armée qui décidaient de poursuivre le combat après une défaite. Mêlés à une population estimée à 3,5 millions d’habitants, ces djihadistes comptent dans leurs rangs quelque 10 000 à 15 000 étrangers,

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