2020 vire au cauchemar pour le prince héritier d’Arabie Saoudite

L’héritier de la couronne d’Arabie Saoudite, Mohammed Ben Salmane, lors du sommet du G20 à Osaka, au Japon, en juin 2019. Photo Eliot BLONDET / POOL / AFP

La chute du prix du pétrole, les tensions régionales, le Covid-19 et les risques de récession obligent le prince Mohammed ben Salmane à revoir nettement à la baisse ses ambitions, souligne le quotidien libanais L’Orient-Le Jour.

L’année 2020 devait être celle de Mohammed ben Salmane. Celle qui allait amorcer une nouvelle décennie pour une nouvelle Arabie, concrétiser ses ambitions grandioses et, surtout, lui permettre de consolider son pouvoir. Celle qui aurait aussi permis de redorer l’image du royaume à l’international grâce à la présidence du G20, afin de tourner la page de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi [assassiné au consulat saoudien à Istanbul, le 2 octobre 2018].

L’année de la rédemption et de la consécration. Elle devait permettre au jeune dauphin de mettre de nouveaux pions en place pour réussir son pari le plus fou fait en 2016 : réduire la dépendance du royaume au pétrole et l’ouvrir vers l’extérieur grâce à un projet de réformes sociales et de diversification économique sobrement baptisé “Vision 2030”.

Choisissant le tourisme comme nouvel eldorado, Riyad a décidé d’octroyer des visas touristiques depuis septembre 2019, tandis qu’un ministère du Tourisme a été créé en février, cristallisant la rupture avec l’hermétisme qui a longtemps caractérisé le royaume.

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