Pression migratoire à la frontière gréco-turque: Erdogan maître chanteur

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, fait actuellement pression sur l’Europe en brandissant la menace migratoire aux portes de la Grèce. Une manière pour lui de chercher un soutien en Syrie sur le front d’Idlib.

Depuis le 1er mars, Erdogan tente de forcer la frontière greco-turque par le biais de clandestins acheminés par bus.Quelle mouche le pique donc, plus de quatre ans après l’accord conclu avec l’Union européenne l’obligeant à garder ces exilés chez lui grâce à une contrepartie financière conséquente ? Il faut pour comprendre se tourner vers la Syrie, dont il violait les frontières bien avant les nôtres.

Erdogan obsédé par la question kurde et l’immigration

La Syrie est en guerre depuis neuf ans. Le président Bachar al-Assad et ses alliés – essentiellement la Russie et l’Iran – ont désormais récupéré la majeure partie du territoire au gré des offensives menées à travers le pays. Pendant toutes ces années, une province du nord-est du pays, Idlib, est devenue le réceptacle de tous les groupes d’opposition armée qui décidaient de poursuivre le combat après une défaite. Mêlés à une population estimée à 3,5 millions d’habitants, ces djihadistes comptent dans leurs rangs quelque 10 000 à 15 000 étrangers, dont 150 Français, tous sont réunis sous l’étendard de Fatah al-Cham, la branche syrienne d’Al-Qaïda.

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